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Les besoins alimentaires
Un aquarium planté où des crevettes grignotent sans cesse les surfaces révèle rapidement l’importance du biofilm comme source principale de nourriture.
Ce film microbien, composé d’algues, bactéries et débris, fournit selon les études entre 30 % et 85 % de l’apport quotidien des crevettes.
Les crevettes sont des omnivores opportunistes et adaptent leur régime selon ce qui est disponible. Elles complètent leur alimentation avec des algues, des détritus organiques et les restes d’aliments pour poissons.

Types de nourriture
Pour maintenir une population en bonne santé, il faut combiner sources naturelles et apports spécifiques. L’objectif est de fournir des éléments essentiels comme les protéines, la cellulose, les minéraux et des facteurs aidant la mue.
- Granulés et pastilles : conçus pour couler, riches en nutriments, faciles à doser et souvent enrichis en calcium.
- Feuilles séchées : chêne, mûrier ou catappa qui se décomposent lentement et stimulent le biofilm.
- Légumes pochés : courgette, épinard, concombre : blanchis pour éviter la pourriture rapide.
- Aliments vivants et surgelés : microvers, infusoires ou daphnies pour varier les protéines occasionnellement.
Conseils pratiques
Privilégiez des portions mesurées et retirez les restes après 24 heures pour limiter la pollution. Favorisez des aliments spécialisés pour crevettes plutôt que des granulés pour poissons omnivores.
| Type | Fréquence recommandée | Avantage principal |
|---|---|---|
| Granulés/pastilles | 1 à 3 fois/semaine | Apport complet et dosage simple |
| Feuilles séchées | En continu (1 feuille/20 L) | Source naturelle, stimule la mue |
| Légumes pochés | 1 à 2 fois/semaine | Variété, fibres et vitamines |
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Fréquence et quantité
La règle générale est simple : mieux vaut sous-nourrir un peu que de suralimenter. Un surstockage de nourriture entraîne une dégradation rapide de la qualité de l’eau.
Pour un bac de 20 litres peuplé de crevettes naines, une pastille par session 1 à 3 fois par semaine suffit souvent. Adaptez la fréquence selon la densité d’animaux et la quantité de biofilm disponible.
| Volume du bac | Population indicatrice | Repas hebdomadaires |
|---|---|---|
| 10–30 L | 10–30 crevettes | 1–3 |
| 30–80 L | 30–80 crevettes | 2–4 |
Erreurs courantes
Sur-nourrissage reste le piège le plus fréquent : les restes se décomposent et provoquent des pics d’ammoniac ou de nitrites. Ces variations stressent les crevettes et favorisent les maladies.
L’utilisation d’aliments inadaptés, riches en colorants ou liants inconnus, peut nuire à la santé. Certaines compositions destinées aux poissons contiennent trop de graisses ou d’additifs inutiles pour les crevettes.
- Manque de variété : une diète trop monotone conduit à des carences.
- Ignorer les espèces : les exigences d’une Neocaridina diffèrent de celles d’une Caridina tiger, notamment en calcium et en dureté de l’eau.
Le biofilm représente souvent 30–85 % de l’alimentation naturelle des crevettes, il est donc primordial de préserver cet écosystème en limitant les nettoyages agressifs et en favorisant les supports de surface.

Soins complémentaires
La nourriture est une part du puzzle ; la qualité de l’eau, la stabilité de la température, et la présence de cachettes complètent le bien-être. Une eau stable réduit le stress et améliore l’appétit.
Surveillez la mue : une carence en calcium ou en minéraux ralentit le processus et augmente la mortalité juvénile. Offrez des compléments calcaires ou des coquilles broyées si nécessaire.
Étude de cas
Dans un bac de 40 L planté, une personne a réduit la fréquence d’apport de granulés de 5 à 2 fois par semaine et a introduit des feuilles de catappa. En six mois, la population a doublé et le taux de mues réussies a augmenté de +25 %.
Ce résultat illustre l’effet positif d’une alimentation variée et du maintien du biofilm sur la reproduction et la longévité.
Vers une alimentation durable
Pour des crevettes vigoureuses, combinez biofilm, feuilles séchées et apports ponctuels de granulés ou légumes pochés. Adaptez les quantités aux observations quotidiennes plutôt qu’à un planning strict.
Veillez aux paramètres de l’eau et retirez les aliments non consommés pour éviter les déséquilibres. Avec ces pratiques, vous favorisez une population plus résistante et un bac équilibré.
FAQ
Le biofilm est souvent la source principale d’alimentation, représentant selon les études entre 30 % et 85 % de l’apport quotidien. Il contient algues, bactéries et débris nutritifs indispensables au bien-être.
Pour un bac de 20 litres avec plusieurs crevettes naines, une pastille une à trois fois par semaine est généralement suffisante. Adaptez la fréquence selon la densité et la quantité de biofilm présent.
Combinez granulés/pastilles spécialisés, feuilles séchées (catappa, chêne), légumes pochés et apports ponctuels d’aliments vivants ou surgelés. Cette diversité apporte protéines, fibres, minéraux et stimule la mue.
Donnez des portions mesurées, retirez les restes au bout de 24 heures et observez la consommation. Le sous-nourrissage léger vaut mieux que le surdosage qui provoque pics d’ammoniac et stress.
Oui : par exemple Neocaridina tolèrent souvent des paramètres plus souples tandis que les Caridina tiger exigent plus de calcium et une eau plus douce ou spécifique selon l’espèce.
Laissez des feuilles séchées et des surfaces rugueuses, limitez les nettoyages agressifs et ajoutez des compléments calcaires ou coquilles broyées si les mues sont problématiques et que l’eau manque de minéraux.






